LA RÉFORME DE LA JUSTICE  AU  MALI


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JUSTICE : BONNE FORMATION, SAINE DISTRIBUTION

Huit pays de la sous-région ambitionnent de créer une structure de coordination entre les différentes écoles de formation.

La formation des acteurs du domaine judiciaire est l’objet, depuis mardi, d’une rencontre sous- régionale à l’Institut National de Formation judiciaire (INFJ). Le Ministre de la Justice Mme Fanta Sylla, a mis l’accent à l’ouverture des travaux sur l’importance de former les acteurs : «Une justice indépendante, accessible et efficace, garante de l’Etat de droit est aussi facteur de développement. Cependant, elle ne saurait remplir  pleinement sa mission que lorsqu’elle est animée par des acteurs d’une compétence technique éprouvée».

L’ambassadeur de France au Mali, Nicolas Normand, le représentant de l’Agence intergouvernementale de la francophonie, Michel Carrie, le directeur de l’INFJ, Oumarou Bocar, étaient présents à la cérémonie d’ouverture.

Initiée par le département de la Justice en collaboration avec l’AIF, cette formation des responsables judiciaires  vient concrètement en application des conclusions du symposium  sur la justice tenu à Bamako il y a quelques années. La session regroupe des responsables de différents services chargés des questions judiciaires des huit pays de la sous-région ayant le français en partage. Elle dotera ces Hommes de droit d’un ensemble de paramètres requis à la promotion d’une justice en proie à des préjugés défavorables. Durant quatre jours, Guinéens, Béninois, Burkinabés, Ivoiriens, Nigériens, Sénégalais, Tchadiens et Maliens analyseront des thèmes relatifs à la saine distribution de la Justice.

Les échanges sur la présentation des différentes structures, l’adaptation de la formation aux contentieux, l’expérience des formations, feront de cette session  une véritable rencontre d’intégration judiciaire. Et dans cet esprit, la session entend aboutir à la création d’une structure de coordination entre les différentes écoles de formation sous-régionales.

Les questions judiciaires figurent au cœur des grandes réformes menées par les autorités du Mali afin de faire de la justice un instrument dynamique, capable de réguler et d’accompagner les multiples et profondes mutations sociales.

La «Déclaration de Bamako», issue du symposium tenu dans notre pays, illustre cette nouvelle mentalité. La priorité accordée au renforcement de la justice s’impose par le rôle éminent qu’elle joue dans le raffermissement de l’Etat de droit et de la démocratie, la sauvegarde des libertés individuelles et collectives, l’instauration de la paix, la sécurité et le progrès.

Les spécialistes attendent des réflexions en cours des idées nouvelles pour impulser un nouvel élan au développement des compétences du personnel de justice dans l’élaboration d’une politique de formation cohérente, moderne et adaptée aux besoins.

L’ambassadeur de France, Nicolas Normand, a souligné l’importance de la formation initiale et de la mise à niveau permanente des magistrats et greffiers. Elles constituent les gages d’une amélioration de la qualité de la justice et du renforcement de la crédibilité du pouvoir judiciaire, au sein des institutions de la République.

Le diplomate a salué la coopération nouée par l’INFJ avec les écoles nationales de la magistrature de France, particulièrement l’école de formation des greffiers de Dijon.

Par L. DIARRA


Source : Journal Essor N°15445 du 4 mai 2005

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