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LA RÉFORME DE LA JUSTICE  AU  MALI


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FORMATION SUR LA COUR PENALE INTERNATIONALE

Amener les avocats maliens à mieux défendre les droits humains

En novembre prochain, Bamako abritera un séminaire de formation sur la Cour pénale internationale dont l’objectif est de mieux préparer les avocats à mieux connaître cette juridiction pour l’accomplissement de leur mission de sacerdoce.

L’ « Avocat sans frontières-Mali » a organisé, le samedi 30 juillet, dans la salle des avocats palais de la justice une conférence de presse sur les thèmes « La défense pénale internationale face aux juridictions pénales internationales » et « La justice pénale internationale : Enjeux et défis ». Animée par les responsables de ladite association, la rencontre est un prélude à l’organisation dans notre capitale du séminaire de formation sur la Cour pénale internationale. Initié en partenariat avec « ASF-France », il se déroulera du 21 au 27 novembre. Objectif : former et renforcer les capacités individuelles en matière de droit pénal international et des procès pénaux devant une cour internationale aux spécificités définies.

Créée en 1997, l’Avocat sans Frontières-Mali qui est la première association nationale en Afrique de l’ASF-World, a pour objectif la défense des droits humains et des peuples, des libertés mais aussi et surtout la défense des intérêts moraux et des principes essentiels de la profession d’avocat notamment l’indépendance de la liberté de la défense. Pour Me Hamadi Karembé, président de l’ASF- Mali, la création d’une Cour internationale répond à la volonté de la communauté internationale de se dresser vivement contre les crimes, génocides, tortures, viols… Ainsi, après les tribunaux pénaux de Nuremberg, Tokyo, Yougoslavie, Rwanda, Sierra Leone, il est probable que les crimes du Darfour et de la Côte d’Ivoire soient déférés devant la CPI. Cependant, assure Me Karembé, la procédure de cette Cour exige une formation des avocats. Me Seydou Doumbia et Me Bréhima Koné qui ont exposé respectivement sur « la nécessité d’une défense pénale internationale » et « le droit pénal international et les juridictions pénales internationales », préciseront que la défense au niveau de la CPI obéit à des règles particulières de procédure et de preuve ainsi qu’à une déontologie qui méritent d’être connues des avocats africains afin de leur permettre d’exercer leur profession avec succès devant cette juridiction.

Source : Journal l’Indépendant, N° 1276 du 1er août 2005

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