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LA RÉFORME DE LA JUSTICE AU MALI |
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Nouvelles diverses sur la Justice | |
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PROMOTION DE LA FEMME ET DE L'ENFANT Depuis des décennies, l’Organisation des Nations Unies et l’OUA, devenue aujourd’hui l’Union Africaine, en collaboration avec les Etats ont adopté nombre d’instruments destinés à assurer l’épanouissement de la femme et de l’enfant. Parmi ceux-ci, on peut citer la Convention relative à l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes, la Convention relative aux droits de l’enfant, la Charte africaine des droits et du bien être de l’enfant. Cependant l’application de ces textes bute souvent sur des obstacles et leur impact sur la situation des femmes et des enfants reste en deçà des attentes. Aujourd’hui, il y a donc nécessité de renouveler les engagements et de se mobiliser pour inverser la tendance. C’est cette lecture lucide de la réalité qui a conduit le ministère de la Fonction publique, de la Reforme de l’Etat et des Relations avec les institutions et l’Unicef à organiser la semaine dernière un atelier de formation des acteurs publics et de la société civile sur les instruments juridiques nationaux et internationaux relatifs au genre. La session qui s’est déroulée à l’hôtel Bouna a regroupé près d’une cinquantaine de participants dont des représentants d’ONG, d’associations et organisations de femmes et de la presse, et des agents de l’administration. Durant trois jours, encadrés par des experts, ils ont étudié et discuté du contenu de la Convention relative aux droits des enfants, du Code de la protection de l’enfant, de la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant. Il ont aussi débattu de la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes. Les dispositions de notre Constitution traitant de ces droits ont également été étudiées. D’autres modules comme le genre et les Objectifs du millénaire pour le développement et la problématique de l’harmonisation de la législation nationale avec les conventions internationales, étaient aussi au menu. Le chargé du bureau Multi-pays de l’Unicef dans notre pays, Cyrille Niaméogo, avait rappelé, à l’ouverture des travaux, que la question du genre se pose avec acuité dans nos sociétés à cause des stéréotypes et autres croyances qui constituent des freins à l’émancipation de la femme. La discrimination de la femme et de l’enfant les rend dès lors vulnérables en matière de santé, d’éducation, d’emploi et même de représentation et de participation dans la vie socio-économique, soulignera Niaméogo pour qui les objectifs du millénaire pour le développement ne pourront être atteints tant que des solutions ne sont pas trouvées à ces entraves. Le ministre de la Fonction publique, de la Reforme de l’Etat et des Relations avec les Institutions, Badi Ould Ganfoud, avait alors souligné combien la session venait en appoint aux efforts des pouvoirs publics dans le cadre de la promotion et l’épanouissement de la femme et de l’enfant. Il avait rappelé que les femmes et les enfants sont deux piliers de nos sociétés et méritent donc une attention particulière dans tout programme de développement. L’atelier, de son point de vue, s’inscrivait ainsi dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations issues des journées de plaidoyer sur le genre et enfants dans les réformes institutionnelles, tenues en octobre 2005. Au terme des travaux, les participants ont fait nombre de recommandations : l’introduction des conventions relatives aux droits de la femme et de l’enfant dans les programmes d’enseignement, la mise en place effective des institutions d’application du code de protection de l’enfant, ainsi que la création d’une ligne budgétaire au sein de chaque département ministériel pour prendre en compte la question du genre. Ils ont aussi souhaité la révision de la Constitution afin d’introduire dans son préambule, des articles relatifs à la promotion de la femme et de l’enfant. Enfin il ont demandé l’harmonisation du code de famille avec la convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes. Par: Be COULIBALY Source: Journal l’Essor N°15760 du 7 Août 2006. | |
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