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PROTECTION DES DROITS HUMAINS
 LA FORTE DEMANDE DES ETABLISSEMENTS PENITENTIAIRES

« Les objectifs sont pleinement atteints et nous sommes satisfaits de la qualité de la formation dispensée », voilà le constat unanime dressé par les participants à un séminaire sur les droits humains qui vient de se tenir à l’Institut national de formation judiciaire (INFJ). La cérémonie de clôture s’est déroulée en présence de Abdoulaye Bane représentant le ministre de la Justice, du coordinateur national du projet Appui à la promotion et à la protection des droits humains ( APPDH) Mamadou Diakité, du directeur national adjoint de l’Administration pénitentiaire et de l’Education surveillée (APES) Amadou Touré,  du directeur de l’INFJ Oumar Bocar.

Durant cinq jours, les participants ont planché sur six modules de formation : l’introduction au système des droits humains, les principaux instruments juridiques de protection des droits humains, les droits des détenus, des personnes vulnérables détenues, des personnes sans procès et enfin les relations entre l’administration et la société dans la promotion et la protection des droits humains.

La session a été sanctionnée par plusieurs recommandations parmi lesquelles l’on peut retenir l’extension de la formation à l’ensemble du personnel de l’Administration pénitentiaire et  de l’Education surveillée, l’introduction de formations spécialisées sur les droits humains dans les programmes de l’INFJ, l’implication de l’APPDH et d’autres projets pour la dotation et la diffusion des outils et manuels juridiques au sein des établissements pénitentiaires et d’éducation surveillée afin de compléter la formation des agents.

Les participants ont également souhaité voir les établissements pénitentiaires et de l’éducation surveillée bénéficier d’outils informatiques et ont recommandé une large diffusion, à travers ces outils, des résultats de toutes les informations reçues par les personnels de l’APES, l’institution de rencontres périodiques entre les magistrats et les chefs d’établissements pénitentiaires, et l’octroi de bourses de stage en matière de droits humains.

Enfin ils ont recommandé la réhabilitation et l’équipement correct des maisons d’arrêt et la construction de quartiers de femmes et de mineurs dans les établissements pénitentiaires.

Pour le représentant du ministère de la Justice, les bénéficiaires de cette formation doivent être un vecteur de vulgarisation des droits humains auprès de leurs collègues pour que les conditions de détention soient améliorées. Il a par ailleurs remercié et encouragé l’APPDH et le PNUD à étendre et renforcer la formation de tous les acteurs de la justice. Le coordinateur national de l’APPDH s’est réjoui de la tenue de cette session de formation et a assuré le département de la Justice et les participants de sa disponibilité à étendre cette formation à l’ensemble des personnels de l’APES.

Signalons que s’est le gouvernement et le PNUD qui ont conçu l’APPDH afin de contribuer à la promotion et à la protection des droits humains à travers le renforcement des capacités des structures gouvernementales et non gouvernementales afin de les rendre plus efficaces dans leurs activités. Cette action aidera à améliorer la situation des droits humains et à renforcer l’Etat de droit dans notre pays. La formation a été sanctionnée par une remise d’attestations aux 21 participants et au modérateur Amadou A. Touré.

Par: Issouf DIARRA.

Source: Journal l’Essor N°15760 du 7 Août 2006.

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