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11ème EDITION DE L’EID 
LA COMMISSION D’ORGANISATION EFFECTUE LES ULTIMES REGLAGES

Après avoir recensé et trié les interpellations, elle a analysé les forces et les faiblesses de la dernière édition afin de réussir la présente.

Institué par un décret de mai 1996, le forum annuel dénommé « Espace d’interpellation démocratique» (EID) a pour objet d’informer les opinions publiques nationale et internationale sur l’état des droits de l’homme dans notre pays, de contribuer de manière active et pédagogique à la réalisation d’une culture démocratique nationale et d’impulser de façon significative la politique de promotion et de protection des droits et libertés des citoyens. Les sessions de l’EID se tiennent tous les ans à Bamako le 10 décembre, journée commémorative de la Déclaration universelle des droits de l’homme. La 11è édition de cet espace citoyen se tient après-demain au Centre international de conférence de Bamako, en présence du chef du gouvernement Ousmane Issoufi Maïga.

En prélude à l’événement, les membres de la commission d’organisation étaient encore réunis hier pour évaluer la précédente édition de l’EID. Ces travaux présidés par le secrétaire général du ministère de la Justice, Ousmane Traoré, se sont déroulés à la direction nationale de l’administration de la justice en présence des membres du jury d’honneur et de la commission d’organisation.

L’évaluation de l’espace est une formalité substantielle, consistant à faire le point de la réalisation des interpellations et des recommandations faites au cours de la précédente édition. Le département attache une grande importance à la réussite des travaux d’évaluation qui se sont ouverts mercredi a indiqué Ousmane Traoré. Durant trois jours, les participants identifient et analysent les forces et les faiblesses de la dernière édition, afin de permettre au jury d’honneur de la prochaine session de disposer de tous les éléments d’appréciation susceptibles d’éclairer ses recommandations.

Ce préalable constitue également pour le département des indicateurs de performance permettant d’analyser avec précision les résultats de l’EID et d’y apporter, le cas échéant, les correctifs ou améliorations nécessaires.

Au total 30 interpellations ont été rejetées cette année par la commission de dépouillement. Pourquoi tant de rejets ? Parce que le nombre des interpellations aussi a augmenté, a expliqué Moussa Kolon Coulibaly, le président de la commission d’évaluation de la 11è édition de l’EID. La commission a enregistré cette année 78 interpellations contre 52 l’année dernière. Les rejets concernent surtout des interpellations dont l’objet n’est pas précisé. Certaines interpellations examinées lors des éditions précédentes ont également été rejetées. De même que celles où n’apparaît pas de droit violé par l’Etat.

A l’instar des sessions antérieures, le jury sera composé d’éminents hommes de droit de renommée internationale, parmi lesquels, Mme Laurence Melchior N’Dadaye.

L’épouse de l’ancien président burundais est une habituée de l’EID qui, dans son pays, s’occupe de la défense des droits humains. Elle est arrivée dans notre pays depuis jeudi. Sont également attendus Maroufa Diabira, avocat au haut commissariat aux droits de l’homme du Burundi, Mme Gerty Hesseling, professeur de droit à l’université des Pays-Bas, les médiateurs Marc Fischbach et Albert Tévodjéré, respectivement du Luxembourg et du Bénin. Les médiateurs de tous les pays francophones ont été invités à cette édition.

La direction nationale de l’administration pénitentiaire et de l’éducation surveillée organise, comme chaque année en marge de l’EID, une semaine du détenu. Cette manifestation a pour but de faire connaître au public ce qui se fait dans les prisons et de familiariser l’opinion à l’univers carcéral. Elle s’inscrit aussi dans le cadre de l’humanisation des conditions de détention et dans la préparation du détenu à sa réinsertion, une fois sa peine purgée. La semaine prévoit des manifestations culturelles et sportives et une exposition d’objets fabriqués dans les prisons.

Par S. Doumbia

Source: Journal l’Essor N°15847du 8 décembre 2006.

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