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LA RÉFORME DE LA JUSTICE AU MALI |
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Forum National sur la Justice au Mali
L'an mil neuf cent quatre vingt dix neuf et le deux avril s'est réuni l'atelier sur " l'indépendance et la responsabilité " dans la salle n°18 du Palais des Congrès sous la présidence du Bâtonnier Maître Kassoum TAPO et le rapporteur Monsieur Mohamed Sida DICKO.
Au cours des débats sur la base des documents produits et des différentes contributions, l'Atelier :
- considérant que le principe de
l'indépendance est consacré par la constitution et par
le statut de la Magistrature ;
- considérant et par le statut de la magistrature ;
- considérant que ce principe n'est nullement contesté
; considérant cependant que ce principe est parfois mal
interprété par les juges et mal perçu par les
justiciables ;
- considérant l'insuffisance notoire de moyens humains,
matériels et financiers adéquats pour assurer
l'indépendance de la justice ;
- considérant que cette indépendance ne saurait
être effective que si les participants eux-mêmes sont
indépendants ;
- considérant que cette indépendance n'est
destinée qu'à mieux sécuriser et à mettre
en confiance les justiciables ;
Recommande :
1. Le respect scrupuleux de l'indépendance conformément à l'article 81 de la constitution ;
2. Aux juges de faire un usage responsable de cette indépendance ;
3. Aux pouvoirs publics de doter l'institution judiciaire de moyens suffisants de manière à lui garantir son indépendance son indépendance notamment par :
S'agissant de la responsabilité :
- considérant que la
responsabilité du juge est le corollaire de son
indépendance, que cette responsabilité est
consacrée par les dispositoires contenues dans les
différents codes en vigueur (Code Pénal, Code de
Procédure Pénale, Code de Procédure Civile,
Commerciale et Sociale) et le Statut de la Magistrature.
- considérant que ces différents dispositoires sont
ignorées et, par conséquent, rarement nusés en
œuvre.
L'Atelier recommande :
1. une large diffusion des textes juridiques permettant de mettre en œuvre la responsabilité du juge ;
2. une meilleure articulation de la responsabilité du juge et celle de l'Etat ;
3. l'élaboration d'un Code de Déontologie Judiciaire ;
4. dynamisation des structures de contrôle interne et externe et l'adoption de la loi organique fixant l'organisation, la composition, les attributions et le fonctionnement du Conseil supérieur de la Magistrature.
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