LA RÉFORME DE LA JUSTICE  AU  MALI


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Politique générale de la réforme

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Le système de Justice au Mali

Sur le territoire malien, la justice est rendue par :

La Cour suprême

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Plus haute instance judiciaire du pays, la cour suprême est chargée d'assurer l'unité du Droit national par l'unité de la jjurisprudence. Elle se divise en trois sections qui sont la section judiciaire, la section administrative et la section des comptes. La section judiciaire est l'arbitre suprême de toutes les décisions rendues en matière civile, sociale et criminelle par les jjuridictions de la République. Elle contrôle la légalité des décisions contre lesquelles il n'existe pas d'autres voies ordinaires de recours. En outre, elle se prononce notamment sur les demandes de renvoi d'une juridiction à une autre pour cause de suspicion légitime ou de sûreté publique, les règlements de juges et les demandes de prise à partie.

La section administrative est le juge d'appel de droit commun de toutes les décisions rendues en premier ressort par les tribunaux administratifs. Elle est compétente pour connaître en premier et dernier ressort des recours entre autres :

La section des comptes juge les comptes des comptables publics, vérifie la gestion financière des agents chargés de l'exécution du budget national et des autres budgets que les lois assujettissent aux mêmes règles, contrôle les comptes matières, examine la gestion financière et comptable des organismes dotés de la personnalité civile et de l'autonomie financière et dans lesquels l'Etat et les collectivités publiques ont un intérêt.

La cour suprême, en sections réunies, statue en qualité de tribunal des conflits en cas de conflit de compétence d'attribution entre les juridictions judiciaires et administratives.

Le Ministère public est représenté auprès de cette institution par un procureur général et des substituts généraux.

Cours d'appel

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Les cours d'appel connaissent des appels interjetés contre les décisions rendues en première instance par les justices de paix à compétence étendue et les tribunaux de première instance. Chaque cour d'appel comprend au moins une chambre civile, une chambre commerciale, une chambre sociale, une chambre correctionnelle et une chambre d'accusation.

Elles jugent les affaires criminelles en formation de cour d'assises avec le concours d'assesseurs choisis au sein des populations.

Dans toutes les matières, la cour d'appel statue en présence du procureur général ou de son représentant, avec l'assistance d'un greffier.

Les tribunaux de première instance

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Les tribunaux de première instance et les justices de paix à compétence étendue ont la même compétence matérielle et connaissent en premier et dernier ressort des actions civiles et coutumières portant sur des montants qui n'excèdent pas 100 000 francs CFA. Les affaires qui portent sur des montants plus élevés sont susceptibles d'appel.

Ils statuent également en matière correctionnelle.

Dans les localités où il n'existe pas de tribunal de commerce, ces juridictions connaissent des matières attribuées au juge du commerce par la loi.

Les justices de paix à compétence étendue

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Une particularité de l'organisation judiciaire malienne réside dans le fait qu'au sein de la justice de paix, un seul juge cumule les fonctions de poursuite, d'instruction et de jugement, alors qu'un tribunal de première instance comprend au moins un président, un procureur et un juge d'instruction.

Les tribunaux de commerce

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Les tribunaux de commerce connaissent des contestations relatives aux transactions entre commerçants, des contestations relatives aux actes de commerce, des faillites, liquidations et règlements judiciaires.

Les tribunaux de commerce sont composés d'un président et de quatre juges consulaires, dont deux titulaires et deux suppléants. Ces derniers sont élus par leurs pairs.

Les tribunaux de travail

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Les tribunaux de travail statuent sur les différends entre les travailleurs et leur employeur, ou les différends relatifs aux conventions collectives.

Les tribunaux de travail sont composés d'un président et de deux assesseurs, dont un représente les travailleurs et l'autre, les employeurs.

Les tribunaux administratifs

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Les tribunaux administratifs constituent des juridictions de première instance en matière administrative et s'occupent des litiges opposant les citoyens à l'Etat, exception faite de ceux qui relèvent de la section administrative de la cour suprême. Ils statuent aussi sur les recours en annulation pour excès de pouvoir dirigés contre les décisions des autorités administratives régionales et locales, ainsi que sur les recours en interprétation et en appréciation des décisions émanant des mêmes autorités.

Les décisions des juridictions administratives sont collégiales.

Les tribunaux pour enfants

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Les tribunaux pour enfants statuent sur les infractions commises par les mineurs, la majorité pénale étant fixée à 18 ans en République du Mali.

A ce niveau, l'accent est davantage accordé aux mesures de rééducation et de protection avec le concours d'éducateurs sociaux plutôt qu'aux sanctions de pure répression. Les mineurs condamnés purgent leur peine au sein d'un centre spécialisé (Bollé).

Les tribunaux militaires

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La loi n°95 042 du 20 Avril 1995 portant Code de Justice Militaire en République du Mali fixe le ressort territorial des juridictions militaires, à savoir les cours d'appel de Kayes, Bamako et Mopti.

Juridictions spéciales, les tribunaux militaires statuent sur les infractions dites militaires. Cette catégorie recouvre d'une part les infractions susceptibles d'être commises uniquement par des militaires (désertion par exemple) et d'autre part les infractions de droit commun imputables à des militaires dans un cadre lié à leurs fonctions (vol dans une caserne… ).

Le Ministère des Forces Armées et des Anciens Combattants assure à l'endroit des juridictions militaires les mêmes missions que celles dévolues au Ministère de la Justice en ce qui concerne les juridictions de droit commun ( cf 1.10 infra ).

Le Ministère de la Justice

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Sur le plan administratif, toutes les juridictions, à l'exception de la Cour suprême et des tribunaux militaires, sont coiffées par le Ministère de la Justice, qui joue un rôle d'animation, d'impulsion et de coordination de leurs activités. Le Ministère de la Justice est également chargé de leur fournir les ressources humaines et matérielles, l'équipement et les moyens.

Le Ministère contrôle leur bon fonctionnement, sans pouvoir donner d'instructions aux magistrats du siège, qui sont indépendants.

Le Ministère de la Justice comprend :

La Direction administrative et financière gère le personnel non magistrat du Ministère de la Justice, ainsi que les questions financières et les questions de matériel, d'équipement et de logistique. Pour accomplir ses missions en 1999, elle a bénéficié d'un budget de 3 368 708 000 F CFA, soit 0,7 % du budget national.

Cette allocation budgétaire se répartit comme suit :

Organismes professionnels

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En marge de ces structures existent des organismes professionnels, notamment :

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