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LUTTE CONTRE LE TRAVAIL ET LE TRAFIC DES ENFANTS
Les acteurs renforcent leurs capacités

Un atelier sur les renforcements des capacités des organisations d’employeurs et de travailleurs sur le travail des enfants au Mali se tient depuis hier jeudi au Grand Hôtel de Bamako. Il s’inscrit dans le cadre de la mobilisation, la prévention et la sensibilisation, contre le trafic des enfants.

La salle Kumablon du Grand Hôtel de Bamako abrite depuis hier les travaux de l’atelier sur le renforcement des capacités des organisations d’employeurs et de travailleurs sur le travail des enfants au Mali, organisé par le Bureau International du Travail (BIT) en collaboration avec le ministère de la Fonction Publique, de la Réforme de l’Etat et des Relations avec les Institutions.

La cérémonie a été  présidée par le chef de cabinet du ministre, en présence  des représentants de l’Ambassadeur de France au Mali, du conseil National du Patronat Malien, du Secrétaire Général de l’UNTM, de la CSTM et du Comité Directeur National IPEC/Mali.

Durant deux jours, les débats porteront sur la présentation de la problématique du travail des enfants au Mali et de l’état de la législation nationale et internationale en matière de lutte contre le travail des enfants, la politique et les stratégies nationales de lutte contre le travail des enfants et les risques encourus par les enfants dans les différents secteurs de l’économie nationale et les moyens de préventions.

Moulaye Hassan Tall, Administrateur National du Programme BIT/IPEC, a saisi l’occasion pour rappeler que le BIT a été créé en 1998 pour lutter contre toutes les formes de violence faite aux enfants. Pour lui, cet atelier permettra de porter plus haut le message du BIT, qui a signé en 2003 avec l’UNTM, la CSTM, une plate-forme syndicale de lutte contre le travail et trafic des enfants au Mali et l’implication du Haut Conseil du Patronat du Mali. Avant d’ajouter que sans les employeurs et les travailleurs, le BIT n’existerait pas, car c’est le seul organisme qui englobe les organisations, les travailleurs et les employeurs au monde.

Quant au chef de cabinet, il a déclaré que «le département en charge du travail reste très sensible à l’élimination des pires formes de travail des enfants. Il a aussi conscience de l’impérieuse nécessité qu’il y a d’informer vos mandants, travailleurs et employeurs pour une meilleure protection des enfants que l’on sait très actifs au niveau de l’économie informelle». Ainsi, face aux nombreux dangers liés au travail des enfants, la sensibilisation doit être de rigueur dans le cadre des actions propres du Programme National de Lutte contre le trafic des enfants. Il a aussi rappelé que les salariés et les employeurs sont très réceptifs à cette implication.

Pour ce faire, le gouvernement est engagé à l’amélioration de l’environnement juridique et institutionnel aux fins d’une lutte soutenue contre les pires formes de travail des enfants.

Le département ministériel en charge du travail a inscrit cette lutte dans les actions de la stratégie nationale de lutte contre la pauvreté.

Le chef de cabinet a, au nom du ministre, invité les participants de cet atelier à faire des recommandations pertinentes et concrètes pour le bien-être des enfants, donc des familles et de la nation. Sans oublier d’exprimer ses vœux de succès et de bonne continuation au récent réseau des journalistes sur le travail, le dialogue social et les normes fondamentales du travail.

Ramata Tembely

Source : Journal l’Indépendant, N°1226 du 20 mai 2005.

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