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LA RÉFORME DE LA JUSTICE AU MALI |
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Nouvelles diverses sur la Justice | |
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CONSULTATIONS REGIONALES SUR LA VIOLENCE CONTRE LES ENFANTS Des mesures pour le respect des droits des enfants Le Palais des Congrès a abrité les 24 et 25 mai des consultations régionales sur la violence contre les enfants en Afrique de l’Ouest et du Centre. Organisée par l’Unicef, en partenariat avec les autres agences du Système des Nations Unies (BIT, OMS), la rencontre a enregistré la participation d’environ 200 délégués venus de 23 pays. La violence à l’égard des enfants est courante en Afrique de l’Ouest et du centre. Les données statistiques sur l’ampleur actuelle de ces violences sont aussi inexistantes d’autant plus qu’elles sont encore souvent banalisées et font partie des modes d’éducation admis par la communauté et les familles. Fort de ce constat alarmant, le ministre de la Promotion de la Femme de l’Enfant et de la Famille, Mme Berthé Aïssata Bengaly a appelé, à l’ouverture des travaux, les Etats africains à mieux protéger les enfants qui ne sont en sécurité nulle part, y compris dans nos familles ou à l’école. "Plus jamais nous ne devons accepter qu’un enfant souffre de la violence sans épuiser tous nos moyens de recours. Nous devons nous engager à les protéger. Jamais nous devons plus nous taire devant un abus qu’il soit physique, sexuel ou psychologique sur un enfant", a- t-elle dit, ajoutant que "quand un enfant est menacé, ce n’est plus l’affaire de sa seule famille, mais celle de toute la communauté et de toute la société". Selon Mme Berthé Aïssata Bengaly, les défis posés aux Gouvernements dans un contexte d’urbanisation rapide, de pauvreté, de globalisation, pour assurer une protection efficace pour tous les enfants passent par l’éducation et la santé qui demeurent, selon elle, des leviers incontournables. "Nous devons faire preuve d’imagination, de solidarité et surtout de détermination pour résoudre l’épineuse question de la violence faite aux enfants. Cela est d’autant nécessaire que la mise en place de mesures législatives contraignantes ne suffit pas pour apporter des changements positifs dans la vie des enfants", a-t-elle déclaré. Lutter contre les violences faites à l’encontre des enfants demande des réponses multisectorielles que ce soit au niveau national, régional ou global, a déclaré pour sa part M Ezio Murzi, le Directeur Régional de l’UNICEF pour l’Afrique de l’ouest et du centre. Il a affirmé que "seul le renforcement et l’élargissement du partenariat avec tous les acteurs concernés nous permettront d’atteindre nos objectifs d’un monde où les enfants cesseront d’être victimes de la violence et de l’exploitation". Expert indépendant désigné par le Secrétariat général des Nations Unies, M. Paulo Pinheiro, a indiqué que la tenue de ces consultations est motivée au regard du déficit d’information en Afrique de l’ouest et du centre sur les pratiques de violence faite aux enfants. M. Pinheiro de déclarer que le phénomène de violence sur les enfants est propre à toutes les sociétés, tous les pays qu’ils soient du Nord ou du Sud. "Il ne faut pas surtout croire que le Nord est un paradis", a laissé entendre l’orateur ajoutant que "les Etats sont responsables parce que les Etats ont ratifié les traités". "Les enfants ne sont pas des mini citoyens. Il faut reconnaître les enfants comme citoyens à part entière. Il faut entendre leur voix. Ne pas les considérer comme des garnements de la famille". L’imam Cheick Hassan Cissé, le président du Réseau Africain des Associations Islamiques, a indiqué que la religion musulmane défend les droits de l'enfant qui mérite protection, amour. Il a par ailleurs dénoncé l’attitude esclavagiste de certains maîtres coraniques qui soumettent les jeunes talibés à de rudes épreuves, notamment la mendicité. Au cours de ces consultations, de nombreux sujets ont été abordés dans les travaux en atelier notamment "les attitudes de la communauté vis-à-vis de la violence, la violence de la famille, la violence à l’école, les châtiments corporels, l’exploitation sexuelle, les pratiques traditionnelles telles que l’excision, les infanticides". A l’issu de la rencontre, plusieurs recommandations ont été formulées par les participants, portant notamment sur l’accentuation des campagnes de sensibilisation sur les conséquences à long terme de la violence sur les enfants. La rencontre de Bamako a également appelé à l’adoption et à l’application des lois portant lutte contre les violences faites aux enfants. Demandant une augmentation des budgets alloués à la lutte contre la violence sur les enfants, les participants ont invité les Etats à combattre efficacement la pauvreté, la mise en place de numéro vert pour "briser les murs du silence". Par Sory Ibrahim Guindo Source : Journal Indépendant, N°1229 du 26 mai 2005 | |
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