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LA RÉFORME DE LA JUSTICE  AU  MALI


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ABOLITION DE LA PEINE DE MORT AU MALI

Les arguments d’Amnesty International

Défenseur universel des droits de l’Homme, Amnesty International, qui s’est toujours battue pour l’abolition de la peine de mort à travers le monde, s’intéresse beaucoup ces dernières temps à l’Afrique de l’Ouest, particulièrement au Mali. 

Depuis plusieurs semaines, Amnesty International anime une dynamique campagne visant à amener le président du Mali, Amadou Toumani Touré, à prendre l’initiative de l’abolition de la peine de mort au Mali. Intitulée « Afrique de l’Ouest, il est temps d’abolir la peine de mort ». La campagne d’Amnesty ne manque pas d’arguments. D’abord, depuis 1980, aucune exécution n’en eu lieu au Mali bien que de nombreux condamnés à mort séjournent dans les prisons. La condamnation de cinq personnes en avril dernier rajoute à l’inquiétude de l’organisation. Autre argument, non moins important, plus deux tiers des pays du monde ont aboli la peine capitale de facto ou de juro depuis l’adoption  de la déclaration universelle des droits de l’Homme en 1948.

Dans la sous-région ouest-africaine, pionnier en matière de libertés, le Sénégal l'a l’abolie le 10 décembre 2004.

Le Mali, dont les progrès démocratiques sont reconnus et salués par la communauté internationale, sera-t-il le second pays de cette partie du continent à abolir la peine capitale ? C’est le souhait de Amnesty International. En attendant, l’organisation humanitaire s’active et suggère à notre pays la ratification du deuxième protocole facultatif se rapportant au pacte international relatif aux droits civils politiques, vestibule de l’abolition de la peine de mort.

La promulgation d’un moratoire pour deux ans sur la peine de mort par le Président de la République constitue un motif de croire à l’abolition  pure et simple de la peine capitale par nos autorités.

Mieux, le Mali s’est engagé de manière décisive sur la voie de la reconnaissance du caractère sacré du droit à la vie, en même temps que la majorité des pays de la CDEAO.

Par Mohamed Ag Alméimoune.

Source : Journal Indépendant, N°1299 du 1er septembre 2005

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