|
|
LA RÉFORME DE LA JUSTICE AU MALI |
|
|
|
| |
Nouvelles diverses sur la Justice | |
|
MANUEL DE FORMATION DES POLICIERS AUX DROITS HUMAINS Vers une plus grande humanisation des gardiens de la paix. La formation aux droits humains est une nécessité pour tous les citoyens, tant il est vrai que ces droits sont mal connus ou même inconnus de nombre de nos concitoyens. Le Ministère de la Sécurité Intérieure et de la Protection Civile, en partenariat avec le projet d’Appui à la promotion et la protection des droits humains (APPDH ), a organisé hier, au Grand hôtel, un atelier de validation du manuel de formation aux droits humains des fonctionnaires de police. Le manuel de formation, examiné par la trentaine d’officiers de police, est une contribution notable au renforcement des capacités des fonctionnaires de police en leur permettant de mieux connaître les droits humains pour mieux les observer dans le cadre de l’accomplissement de leurs missions. A l’ouverture des travaux, le ministre de la sécurité intérieure et de la protection civile, le colonel Sadio Gassama, tout en remerciant le PNUD pour son appui technique et financier au projet (APPDH), a invité les participants à formuler des observations et suggestions pour valider définitivement le manuel. « Vous percevez, j’en suis sûr, l’importance du document qui vous est soumis. Vous l’avez déjà examiné le 10 mars lors d’un atelier. Il vous appartient de faire des recommandations pour la mise en œuvre diligente et efficiente de la formation proposée dans le manuel », a-t-il déclaré. Le gouvernement, avec l’appui du PNUD, a créé en 2003 le projet APPDH pour sauvegarder et consolider les progrès réalisés depuis plus d’une décennie dans le domaine des droits humains, avait indiqué auparavant Mamadou Diakité, le coordinateur du projet. Ce projet vise à contribuer à la promotion et la protection des droits humains à travers le renforcement des capacités des entités gouvernementales et des organisations de la société civile afin de les rendre plus efficaces dans leurs activités pour l’amélioration de la situation des droits humains et le renforcement de l’Etat de droit dans notre pays. Selon l’orateur, l’un des objectifs prioritaires de ce projet est l’amélioration et la consolidation d’un environnement juridique propice à la promotion et à la protection des droits humains par le biais de la formation, notamment des fonctionnaires de la police, des magistrats et auxiliaires de la justice, des régisseurs de prison. Les missions cardinales de la police Le corps de la police est chargé, entre autres, d’assurer la protection des personnes et des biens, de maintenir l’ordre, la sûreté. La police veille au respect des lois et règlements par l’exécution des missions de la police administrative et judiciaire, d’assurer le renseignement et l’information des autorités gouvernementales. Elle participe aux actions de maintien de la paix et d’assistance humanitaire. Dans le cadre de l’exécution de leur mission, les fonctionnaires de police peuvent être amenés à arrêter et détenir des personnes, faire des visites domiciliaires et des perquisitions, faire usage de la force et d’armes à feu. Chacune de ces actions peut toucher aux droits et libertés des citoyens. C’est pourquoi, leur exécution est régie par des normes nationales et internationales que les fonctionnaires de police doivent observer. Il s’agit notamment de respecter les délais légaux de la garde-à-vue, la dignité de la personne arrêtée parce qu’elle demeure innocente jusqu'à ce que sa culpabilité soit établie par une juridiction. Il leur est interdit toute forme de torture et de service sur les personnes arrêtées et gardées à vue. Comme tout service public, la police est soumise à la légalité et au respect des droits et libertés. Ainsi, malgré la spécificité et les contraintes de leurs missions, les policiers sont tenus par l’obligation de respecter la loi, les droits et libertés fondamentales de l’homme et d’assurer la protection des citoyens contre la violation de ces droits. C’est pourquoi, l’article 25 de la loi n° 02056 du 16 décembre 2002 portant statut des fonctionnaires de la police leur interdit « d’exercer dans le service comme en dehors du service des tortures, sévices ou traitements humains, cruels, dégradants ou humiliants et de constituer, d’une manière générale, une entrave à la jouissance des droits fondamentaux de la personne humaine, sauf cas expressément prévus par la loi ». Par Sory Ibrahim Guindo. Source : Journal Indépendant, N°1302 du 06 septembre 2005. | |
|
Page d'accueil - Écrivez-nous : ucprodej@afribone.net.ml | |