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LA RÉFORME DE LA JUSTICE AU MALI |
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Nouvelles diverses sur la Justice | |
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SESSION DE FORMATION SUR LES DROITS DES FEMMES Les magistrats, les avocats et les policiers à l’école de l’AJM et l’ODEF L’Association des Juristes Maliens (AJM) en partenariat avec l’observatoire des Droits de la Femme et de l’Enfant (ODF), tient depuis hier mardi à la maison du partenariat, une session de formation sur le protocole à la charte africaine des droits de l’Homme et des peuples relatif aux droits des femmes. Objectif : mieux imprégner les magistrats, les avocats et les policiers sur le contenu du protocole pour une meilleure application des textes. Malgré le protocole et les textes mis en vigueur pour combattre toutes les violences faites aux femmes et aux enfants, force est de reconnaître que de plus en plus le phénomène ne cesse de s’accroître en Afrique et au Mali en particulier. Ainsi, le protocole à la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples relatif aux droits de la femme en Afrique, dans son préambule met l’accent sur l’élimination de toute forme de discrimination à l’égard des femmes, le droit à la dignité, le droit à la vie, à l’intégrité et la sécurité, l’accès à la justice et à l’égale protection devant la loi, le droit de participation au processus politique et à la prise de décision et droit à la santé et au contrôle des fonctions de reproduction. C’est pourquoi la présidente du conseil d’administration du consortium AJM-ODEF, Me Soyata Maïga avocate à la cour, a déclaré que la tenue de cette session de formation permettra aux participants d’enrichir leurs connaissances sur les violences faites aux femmes et sur les instruments juridiques importants qui tiendront désormais une place centrale dans la vie de millions de femmes au Mali et en Afrique. En effet le protocole est entré en vigueur le 25 novembre 2005. Par ailleurs le séminaire essaiera de répondre à un certain nombre de questions à savoir : quel en a été le processus d’adoption?, quel en est le contenu et l’esprit?, pourquoi un instrument spécifiquement africain ? Et la réponse à ces questions permettra, selon elle de mieux s’approprier du protocole et des défis qu’ils doivent relever afin que dans la pratique judiciaire ces dispositions pertinentes changent la réalité actuelle du statut de la femme dans tous les domaines où subsistent encore des discriminations à leur égard. Ainsi, elle invite toutes les femmes à être plus agressives dans la saisine de la justice afin de faire évoluer la jurisprudence malienne dans le sens de la prise en compte de leurs préoccupations. Et pour cela, il faut qu’elles puissent s’adresser à des magistrats bien formés et informés, sensibles et réceptifs aux violations de leurs droits. Source : Journal Indépendant N° 1368 du 14 décembre 2005. | |
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