LA RÉFORME DE LA JUSTICE  AU  MALI


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PRISONS : LE REFLEXE DES DROITS HUMAINS

La formation vise à faire du respect de la dignité humaine une réalité quotidienne dans les centres de détention.

L’Institut national de formation judiciaire (INFJ) a abrité du 24 au 28 juillet un atelier de formation en droits humains à l’intention du personnel de l’administration pénitentiaire et de l’éducation surveillée. Le chef de cabinet du ministère de la justice, Namory Tamba Camara, en a présidé la cérémonie solennelle d’ouverture en présence du coordinateur national du Projet d’appui à la promotion et protection des droits humains (APPDH), Mamadou Diakité, du représentant de la Direction nationale de l’administration pénitentiaire et de l’éducation surveillée (DNAPES), Issa Togola, et d’une vingtaine de participants venus de nombre de localités du pays.

Organisée par l’APPDH en collaboration avec le PNUD, cette session de formation vise à préparer les cadres de l’administration pénitentiaire et l’éducation surveillée, désignés pour être des formateurs en droits humains, à conduire efficacement la formation de deuxième degré qu’ils dispenseront à leurs pairs.

Les pouvoirs publics se sont engagés dans une politique d’humanisation des établissements carcéraux et d’amélioration des conditions de vie des détenus. « L’obligation de donner une vie décente aux détenus est une exigence de nos textes nationaux et découle aussi des conventions internationales auxquelles notre pays a souscrit », a expliqué Namory Tamba Camara.

Cette politique passe par la mise en œuvre d’un vaste chantier de construction et de rénovation des prisons pour offrir ainsi aux détenus un espace de vie plus humain. L’amélioration des conditions de détention suppose aussi la réforme des textes régissant les détenus. C’est pourquoi le ministère de la Justice a fait adopter en conseil des ministres plusieurs projets de lois sur la population carcérale et ses conditions de vie.

Le Mali a, dans le même cadre, ratifié par une ordonnance de mars 2005 la convention contre la torture, les traitements cruels, inhumains ou dégradants.

Namory Tamba Camara relèvera que l’amélioration des conditions de vie de la population carcérale est aussi conditionnée à la formation du personnel chargé d’appliquer les mesures coercitives. De là tout l’intérêt que le département de la justice accorde à cet atelier de formation des formateurs dans le domaine des droits humains.

Cette session de cinq jours intervient après celle organisée en mai dernier à l’intention des magistrats et auxiliaires de justice.

Pour le chef de cabinet, les droits humais sont devenus un enjeu national et international pour tout Etat de droit, pour toute la communauté des nations. Ils doivent trouver leur réalisation dans tous les domaines de la vie.

Cet atelier va aider à doter la justice malienne d’un noyau de formateurs en droits humains pour que le respect des droits de la personne devienne un réflexe quotidien dans nos centres de détention.

Par: Issouf DIARRA

Source: Journal l’Essor N° 15754 du 28 Juillet 2006.  

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