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LA RÉFORME DE LA JUSTICE AU MALI |
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Nouvelles diverses sur la Justice | |
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RENTREE DU BARREAU C'est demain qu'aura lieu la rentrée solennelle du Barreau malien. En prélude à cet événement, le bâtonnier de l'ordre des avocats, Me Seydou Ibrahim Maïga, a animé mardi un point de presse à l'Hôtel Salam en présence de son homologue du Niger, Me Moussa Coulibaly, invité à la rencontre. Le bâtonnier a indiqué aux journalistes les innovations que le Barreau entend apporter cette année à sa rentrée solennelle. Première innovation: la rentrée sera couplée à la conférence de stage qui concerne six secrétaires du Barreau, retenus cette année au terme d'un concours d'éloquence. Chaque commune du district se verra affecté un jeune avocat. Ces jeunes juristes peuvent représenter le Barreau non seulement au Mali, mais aussi à l'étranger. Selon le bâtonnier de l'Ordre des avocats, la particularité de ces jeunes réside dans leur capacité à improviser la défense d'un accusé sans avoir préparé le dossier au préalable. La rentrée du Barreau sera donc l'occasion pour la famille judiciaire de découvrir cette première expérience en la matière dans notre pays. A l'occasion de sa rentrée solennelle, la profession sera sensibilisée à la nécessité de se regrouper. "le temps de l'avocat individuel est révolu d'où la nécessité de se regrouper", a confirmé le bâtonnier qui estime que de nombreux défis restent à relever dans la profession. Parmi ces défis, la formation initiale et continue des avocats et leur spécialisation. La plupart des avocats de l'espace UEMOA sont des généralistes, a constaté Me Seydou Ibrahim Maïga. Désormais, un avocat malien peut s'installer dans n'importe quel pays de l'espace UEMOA, a ajouté le bâtonnier. Il en est de même pour les avocats des autres pays de l'Union. Cette nouvelle disposition obéit au principe de la libre circulation dans l'espace de l'union. Un avocat sénégalais peut, par exemple, venir s'installer dans notre pays. "A condition qu'il prouve son titre d'avocat", a précisé Me Seydou Ibrahim Maïga, expliquant que les Etats doivent créer une "aide juridictionnelle" qui mettra les avocats à l'abri des défenses gratuites. La rentrée solennelle sera présidée par le chef de l'Etat Amadou Toumani Touré. Au cours des travaux qui durent 3 jours, seront débattus des thèmes pointus comme "l'avocat face au défi de la communautarisation du droit et l'harmonisation des règles de la profession" et "les mécanismes juridiques de lutte contre la contrefaçon". Par Mh. Traoré Source: Journal l'Essor N°15899 du 22 février 2007 | |
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